La minute culturelle

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

dimanche, mai 13 2012

Ferdinand Alexander Porsche

Sale temps pour les grands designers automobiles ... Après Sergio en toute fin d'année dernière, c'est Butzi qui est parti le mois dernier.


C'était le fils aîné de Ferdinand Porsche (junior, le Ferdinand "Ferry" comme il était surnommé), et fut un très talentueux designer puisque c'est sous sa plume qu'est née la 911.

Présentée à Francfort en 1963, l'engouement fût immédiatement au rendez-vous et la production commença l'année suivante en 1964, et c'est le modèle qui a fait la renommée de Porsche en compétition, et qui a été le succès commercial qu'on connaît (et continue depuis plus de 50 ans ...).


Il diversifia aussi les activités de la marque en créant l'entité Porsche Design, bureau de design qui conçoit des objets aussi variés que des montres ou des grille-pains, en passant par les baskets ou les stylos ...
Mais ceci n'a que peu d'intérêt (pour moi en tous cas) face aux bijoux à 4 roues qui portent le même nom.

Pour conclure un autre clin d’œil à un grand monsieur de chez Porsche, Anatole "Tony" Lapine est également décédé quelques jours avant Butzi.
C'est le papa de fameux modèles Transaxle (à moteur avant, sacrilège chez Porsche lorsque ça a été lancé) dont les 924, 944 et 928 ...


Peut-être qu'ils parlent du bon vieux temps et qu'ils partagent leurs souvenirs ...

mercredi, mai 2 2012

Tainted Love

Une histoire de lose ce soir, parce que j'aime bien ça au fond, la lose (prononcer louze pour les mal comprendants).

Alors si on vous parle de Tainted love, vous pensez immédiatement à un vieux tube new wave de Soft Cell alors qu'en fait c'est une reprise, jusque là rien d'affolant.


L'originale est signée Gloria Jones et remonte à 1965 (quand même) et la chanson a fait un gros bide à sa sortie.

Ca peut arriver me direz-vous, mais là où la lose commence à opérer, c'est que cette même Gloria Jones retente le coup 11 ans plus tard, sur un malentendu ça peut peut-être marcher.
Malheureusement pour elle, pas de malentendu, 2ème bide.

Au passage on peut remarquer que l'intro rappelle ferme les Fine Young Canibals et leur Good Thing ; je veux pas foutre la merde mais si j'étais producteur je dirais qu'y a du blé à récupérer là ...

Bref, tout ceci pour dire qu'il faudra attendre encore 5 années de plus, et les synthés kitsches du duo de Leeds pour que ce tube explose à la face du monde tout entier.

dimanche, avril 15 2012

Photo-finish

Comme ce blog est bien fait, dans la suite du dernier billet je vous propose un petit point sur la technique de la photo-finish, qui s'est avérée très utile la semaine dernière.

"Avant" il y avait simplement un photographe qui se tenait sur la ligne et prenait l'arrivée ...
Maintenant la technique se situe quelque part entre la photo pure et le cinéma, avec un appareil qui prend 1000 photos à la seconde mais ces photos sont à chaque fois repositionnées sur le centre de l'objectif calé sur la ligne d'arrivée, ce qui n'en fait pas des représentations fidèles de la réalité pour l'image dans sa globalité, mais qui est seul juge de paix pour un podium.

C'est aussi cela qui explique les déformations qu'on constate sur les clichés à la télé, comme ici sur celui de la semaine dernière, à l'arrivée du Paris-Roubaix donc :


Alors, je l'avais pas dit ?
"Le vert, mais de peu"

Et en bonus, je vous propose un peu de poésie dans ce monde de brutes.
Ces déformations sont parfois rigolotes, parfois simplement magiques comme c'est souvent le cas sur les courses de sprint dames, où les silhouettes flottent au-dessus de la piste avec grâce et élégance.

Par exemple ici la 3ème fait immanquablement penser à La Chevelure d'Henri Matisse (pas la sienne, il était chauve :) celle qu'il a peinte en 1952)



Grand jeu-concours, une fois n'est pas coutume ...
Qui est donc cette 3ème athlète ?

C'est pas très dur, parce que ce n'est pas très vieux et qu'il y a des indices ...

dimanche, avril 8 2012

Paris-Roubaix

Aujourd'hui, beaucoup seront occupés à chercher des œufs, mais quelques autres vont passer leur journée à bouffer de la boue et de la poussière ...

C'est cette année la 110è édition de cette course mythique, classique parmi les classiques qui reste l'une des plus connues et plus anciennes au monde.


La première édition a vu le jour en 1896 dès l'ouverture du vélodrome de Roubaix, et a depuis toujours été une dispute franco-belge pour le titre (à l'exception de quelques ritals venus foutre leur bordel, des bataves parce que dès qu'y a du vélo les bataves ne sont jamais loin, 2 Suisses et un Australien).

Cette année encore, le parcours ne va épargner ni les mollets ni les roues, avec plus de 50 km de secteurs pavés au total.
C'est ce qui fait le charme de cette course, un mélange de tactique, de force pure, d'endurance comme sur toutes les classiques, et de chance comme dans tous les sports ...


Le parfait cocktail pour faire de chaque édition une course inoubliable pour ceux qui ont la chance de voir le vélodrome.

Je vous laisse, je vais être en retard pour voir la photo finish et le soulagement sur le visage de ces guerriers des temps modernes ...

Un petit bonus avant de partir :


Quelques inédits de Robert Doisneau gracieusement offerts par le Figaro, comme quoi ils ne racontent pas que des conneries :)
http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2012/03/30/03015-20120330DIMWWW00471-robert-doisneau-inedit.php

vendredi, avril 6 2012

Le Palais de l'Elysée

Minute d'actualité, puisqu'on va parler de la résidence du chef de l'état ce soir.

En fait tout le monde oublie qu'avant d'être la résidence du chef de l'état, c'est juste un somptueux hôtel particulier qui au départ n'avait aucune vocation politique.

Bâti en 1718 par le Comte d'Evreux, l'Elysée n'était pas dans Paris lorsqu'elle fut construite (!) et devait servir de faire-valoir, afin d'impressionner les notables de l'époque lors de grandes réceptions.
L'hôtel d'Evreux est très imposant et très vaste, mais lui a coûté tellement cher qu'il ne fera jamais aménager l'étage, se contentant d'en mettre plein la vue au rez-de-chaussée.


Ensuite c'est le défilé, ce palais a abrité des propriétaires aux destins extraordinaires, de la célèbre marquise de Pompadour, qui s'est fait offrir le palais par le roi Louis XV à de puissants banquiers, les Murat, les Bonaparte et finalement les présidents de la République ...


Tout ceci pour dire que ce lieu possède une histoire très dense, et que les noms évocateurs de ses multiples salons et bureaux ne sont pas usurpés. Salon des Ambassadeurs, salon Pompadour, salon doré, escalier Murat ... chaque cm² du palais est chargé d'histoire, si ses murs pouvaient parler ...

Réservez votre place aux journées du Patrimoine :)

- page 1 de 29